Vingt-cinq ans après, la République démocratique du Congo continue de porter la mémoire d’un tournant majeur de son histoire politique. Le 16 janvier 2001 reste gravé comme l’un des jours les plus sombres du pays, marqué par l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, alors en plein exercice de ses fonctions à Kinshasa.
Né le 27 novembre 1939 à Jadotville, aujourd’hui Likasi, Laurent-Désiré Kabila s’est imposé comme une figure emblématique de la lutte contre le régime de Mobutu Sese Seko. Il accède au pouvoir en mai 1997, à la faveur de la chute de ce dernier, à l’issue de la Première guerre du Congo, portée par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda.
Toutefois, un an après son accession à la magistrature suprême, sa décision de mettre un terme à la présence des troupes étrangères sur le sol congolais entraîne une rupture brutale avec ses anciens alliés. Cette orientation politique débouche sur la Deuxième guerre du Congo, caractérisée par l’apparition de mouvements rebelles soutenus de l’extérieur, notamment le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et le Mouvement de libération du Congo (MLC).
C’est dans ce contexte de forte instabilité sécuritaire que Laurent-Désiré Kabila est abattu par l’un de ses gardes du corps. Son fils, Joseph Kabila, lui succède quelques heures plus tard à la tête de l’État. Surnommé Mzee, signifiant « le Sage » en swahili, Laurent-Désiré Kabila demeure, 25 ans après sa disparition, une figure historique majeure et un héros national pour de nombreux Congolais.
Rédaction
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